 ##  [Sécurité Informationnelle Fondée sur la Théorie de l'Information](/fr/node/71917) 

 Définition

Garanties de confidentialité ou de secret dérivées de mesures et de constructions issues de la théorie de l’information plutôt que d’hypothèses de difficulté computationnelle : assertions selon lesquelles l’information qu’un adversaire possède sur un message (p. ex. information mutuelle ou équivoque) peut devenir arbitrairement faible sous des contraintes spécifiées de canal, de clé ou de ressources de codage.

 

 

 

 

 

 





## Principe

Principe

La confidentialité se quantifie par des mesures informationnelles (entropie, information mutuelle, équivoque) ; dans le modèle supposé, un schéma est sécurisé si la mesure d’information de l’adversaire sur le message tend vers zéro (ou respecte une borne prescrite) quand les paramètres de codage croissent, indépendamment de la puissance de calcul de l’adversaire.

 

 

 

 

 





## Démonstration

Démonstration

Scénario illustratif → Un émetteur et un récepteur utilisent un encodeur stochastique sur un canal bruité, un écouteur recevant une version dégradée. Reconnaissance : le modèle spécifie les statistiques du canal et l’aléa disponible. Action : appliquer un code de confidentialité réduisant l’information mutuelle entre message et sortie de l’écouteur. Conséquence : pour des longueurs de bloc suffisantes, l’information de l’écouteur sur le message devient arbitrairement faible, réalisant la sécurité informationnelle selon le modèle de canal et les contraintes de taux de clé.

 

 

 

 

## Mauvaise application

Mauvaise application

Supposer la sécurité informationnelle face à un adversaire ayant accès à canaux annexes ou capacités hors du modèle spécifié (fuites de dispositifs, copies stockées, accès physique). L’erreur est de confondre une sécurité prouvée relative au modèle avec une invulnérabilité absolue dans le monde réel.

 

 

 

 

 





## Conséquence

Conséquence

Permet des garanties de secret prouvables et relatives au modèle qui ne reposent pas sur des hypothèses de difficulté non démontrées ; ces garanties orientent les exigences de taux de clé, la conception de codes et l’architecture des systèmes lorsque la confidentialité inconditionnelle est requise ou souhaitable selon des contraintes explicites.

 

 

 

 

## Inversion

Inversion

Si le modèle supposé échoue (l’adversaire dispose de canaux annexes, d’observations illimitées d’états physiques corrélés, de statistiques de canal différentes, ou si des limites pratiques telles que la longueur finie des blocs s’appliquent), la garantie théorique peut se rompre et doit être réévaluée avec le modèle étendu ou des analyses en longueur finie.

 

 

 

 

 





## Limite

Limite

Clairement inclus : preuves de confidentialité fondées sur des modèles de canal, l’entropie de la clé et des constructions de codage bornant l’information de l’adversaire. Cas limite : schémas basés sur le bruit supposé ou sur stockage limité susceptibles d’échouer si les hypothèses changent. Clairment exclu : affirmations de sécurité reposant uniquement sur la difficulté computationnelle (p. ex. RSA) sans bornes informationnelles.

 

 

 

 

 





## Tension sémantique

Tension sémantique

Secret absolu (fort, relatif au modèle) versus praticabilité (longueur de clé, perte de débit, complexité et contraintes d’implémentation). Des garanties informationnelles plus fortes exigent en général davantage de ressources.

 

 

 

 

 





## Synthèse

Synthèse

La sécurité informationnelle requalifie le secret en choix de modèle : les garanties prouvables ne valent que par la qualité du modèle des capacités adverses et des canaux ; obtenir un secret inconditionnel pratique exige de prendre en compte explicitement les fuites latérales, les coûts en ressources et les effets des blocs de longueur finie.