Définition
Une variation lente et spatialement corrélée de la puissance reçue à grande échelle causée par des obstacles (bâtiments, terrain, végétation) qui bloquent ou atténuent les chemins de propagation ; modélisée couramment de façon statistique comme une variable log‑normale (additive en dB) qui varie sur des distances supérieures à la longueur de cohérence du fading petit‑échelle.

Principe

Principe
L'évanouissement d'ombre reflète l'effet agrégé des obstructions macroscopiques et tend à varier sur des échelles spatiales de plusieurs longueurs d'onde (mètres à dizaines ou centaines de mètres selon la fréquence et l'environnement) ; il est traité comme un processus aléatoire lent qui décale le budget de liaison local et influence la planification cellulaire et la probabilité de couverture.

Démonstration

Démonstration
Scénario illustratif → Des mesures en déplacement le long d'une rue montrent que la puissance médiane reçue chute de plusieurs dB lorsque l'itinéraire passe derrière une rangée de bâtiments ; la réduction persiste sur des dizaines de mètres plutôt que de fluctuer rapidement, indiquant un évanouissement d'ombre à prendre en compte pour le positionnement des sites.

Mauvaise application

Mauvaise application
Traiter l'évanouissement d'ombre comme équivalent d'un évanouissement profond (annulation petit‑échelle) ou supposer qu'il est non corrélé d'un point à l'autre ; ces erreurs faussent l'échelle de variabilité et conduisent à des stratégies d'atténuation inadaptées (p. ex. s'appuyer uniquement sur la diversité rapide).

Conséquence

Conséquence
L'évanouissement d'ombre modifie les budgets de liaison et les cartes de couverture, augmente les marges nécessaires pour des handovers et des cibles d'interruption fiables, et motive une planification corrélée des sites (emplacement des sites, orientation des antennes) ainsi qu'un dimensionnement statistique des marges dans la conception réseau.

Inversion

Inversion
À des fréquences très élevées (p. ex. certaines bandes millimétriques), le blocage par un seul objet peut provoquer une perte abrupte et quasi binaire mal rendue par un modèle log‑normal lisse ; de même, dans des microenvironnements très encombrés, les statistiques d'ombre et les longueurs de corrélation peuvent différer sensiblement des hypothèses standard.

Limite

Limite
Clairement dans : variations de puissance lentes et spatialement corrélées à grande échelle dues à des obstructions macroscopiques, typiquement modélisées log‑normalement en dB. Cas limite : environnements où coexistent ombrage lent et diffusion persistante et où la séparation dépend du modèle. Clairement hors : creux profonds rapides induits par multipath ou trous de couverture déterministes dus à un blocage complet non résolu par un modèle statistique.

Tension sémantique

Tension sémantique
Modélisation statistique (traiter l'ombrage comme champ aléatoire pour la planification) ↔ Ingénierie déterministe site‑spécifique (ray‑tracing, relevés de site) : les planificateurs doivent équilibrer modèles statistiques tractables et le détail/coût des évaluations déterministes pour lieux critiques.

Synthèse

Synthèse
L'évanouissement d'ombre capture l'incertitude lente et dépendante de l'environnement dans les niveaux de signal à grande échelle, centrale pour la planification et les estimations de fiabilité ; il est distinct des effets multipath petit‑échelle et doit être modélisé en tenant compte de la corrélation, de la dépendance en fréquence et des situations où le blocage déterministe prévaut.